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Un député, ça compte, votez pour le votre !

gpierrat 

 

Législatives – juin 2022 :

 

Seront-elles un appel et un vote déterminant

pour un nouvel intérêt démocratique

et quels remèdes sont-ils possibles ?

 

 

Nos parlementaires sont souvent décriés mais ils constituent un relais fort entre les terroirs et les administrations. Ils incarnent un lien social irremplaçable. Députés et sénateurs sont parfaitement identifiés dans leur circonscription et souvent appréciés.

Oui, j’entends déjà les quolibets de certains ou des populistes : « Tous pourris, tu décris un idéal ».

Je ne cautionne pas parce-que je vis le réel depuis plusieurs années en travaillant, tour à tour, à l’Assemblée ou au Sénat ou en cabinet ministériel. Je porte mon regard sur l’espoir d’un mieux et je tente humblement d’y contribuer.

De plus, je constate que les critiques du politique portent pratiquement toujours sur le général mais lorsqu’on parle d’un député ou d’un sénateur en particulier, les nuances se font jour et les compliments ne sont souvent pas très éloignés. Oui, les brebis galeuses existent en politique. Dans l’économie aussi. Dans la finance aussi. Ce n’est pas une généralité. Mais, ce que je vois depuis tant d’années, c’est quand il y a des situations compliquées, c’est souvent vers les politiques que chacun se tourne pour demander de l’aide. Il y a des déceptions mais il y a des réussites aussi.

 

En ces temps de tempêtes sociales et de tourments internationaux, les parlementaires sont, plus que jamais, des recours pour les populations inquiètes face aux soucis réels du quotidien. Et, les députés comme les sénateurs sont souvent les confidents des problématiques des électeurs, soucis personnels, sociaux, familiaux, économiques et existentiels… 

 

A travers ce billet, je voudrais dire combien la France a des parlementaires beaucoup plus dévoués et passionnés par le pays qu’on ne le pense.

La fonction transforme ces femmes et ces hommes qui embrassent ce mandat au service de la vitalité des territoires. Je les côtoie au quotidien : tous se bonifient. Je le constate en permanence.

 

Au cœur de notre parlement, j’ai un profond respect pour l’institution, j’en saisis le travail mais surtout son ample nécessité au cœur de la démocratie.

 

L’Assemblée nationale, pour nous tous, est comme une deuxième maison. Tout le monde se connaît, se parle, s’indigne d’un fait de société, d’une injustice, compatit et vibre pour l’un des leurs, comme pour le député Jean Luc Reitzer, qui est le miraculé de l’Assemblée nationale, après 42 jours de réanimation, quand il a eu la Covid-19.

 

Les appariteurs de l’Assemblée

 

Chaque jour, je mesure le travail attentionné des fonctionnaires avec lequel nous évoluons jour et nuit. Ils connaissent ma reconnaissance. La bibliothèque de l’Assemblée vit au rythme des séances : demander un service à minuit ou 5 h du matin, c’est toujours possible. Ses appariteurs sont particulièrement érudits et sont capables d’identifier, dans l’immédiat, des erreurs de chiffres du XVIIIème siècle dans un ouvrage et d’en sourire modestement. Ils sont plus que précieux pour nous.

 

Aller à l’atelier de reprographie à 1 h ou 2 h du matin pour demander les épreuves d’un document important est possible : quelle complicité partagée et service rendu. L’activité parlementaire nocturne est constante et permet un formidable gain de temps. Elle donne un visage hors norme à notre travail.

La vie législative est rythmée par sa vocation première, l’Assemblée nationale vote les lois, elle contrôle l’exécutif, plus précisément, l’action du gouvernement, pas celle du Président de la République mais le Parlement pèse lourd dans les débats.

Les deux chambres ne doivent pas être considérées seulement comme deux corps intermédiaires mais une source de richesses. Les modalités concrètes de gestion de la crise sanitaire, par exemple, (mise en œuvre du passe-vaccinal, etc…) ont été réalisées avec un dévouement total et remarqué. Et, cahin-caha, la vie législative a continué pendant toute la Covid-19. Tous avaient peur mais tous venaient.

 

Le Parlement : lieu de vie, lieu d’avancées sociétales

 

L’Assemblée nationale a été régulièrement le lieu d’échanges houleux mais aussi d’avancées qui sont trop souvent oubliées.

Pour être concrète, donnons quelques exemples emblématiques de groupes parlementaires différents :

 

Pendant la Covid, toutes tendances confondues, les députés ont voté les textes, les projets de loi de finances rectificatives, en procédure accélérée, pour venir en aide financière aux entreprises, aux hôtels, aux artisans et aux PME. Quel soulagement pour beaucoup d’entre vous !

 

La réforme de la formation professionnelle, soit la loi sur la liberté de choisir son avenir professionnel a été votée et adoptée. C’est une réussite. Preuve en est : le nombre d’apprentis a plus que doublé

 

A l’UDI, le groupe s’enorgueillit de l’adoption du congé de deuil (Loi du député Guy Bricout) qui a permis l’augmentation du nombre de jours de congé pour les parents dont l’enfant est décédé. Le député André Villiers a pour sa part, lancé une démarche bienvenue, sur un an et demi, en faveur des agriculteurs et la question de notre indépendance alimentaire, avec une quarantaine de députés, sénateurs et personnalités de la société civile. Il a interpellé sans cesse et réussi à augmenter la prise de conscience de cette question si actuelle aujourd’hui. Exploitant en activité, s’exprimant avec fougue et autorité, les questions agricoles n’ont plus de secrets pour lui.

 

A l’UDI encore, signalons une belle observation de phénomènes sur la jeunesse avec la loi nommée loi de protection des mineurs contre la consommation de protoxyde d’azote. 

Le protoxyde d’azote, gaz non dépistable, utilisé pour faire de la chantilly, était dangereusement utilisé, notamment par les jeunes, pour ses effets euphorisants. Désormais, la loi encadre et interdit la vente pour les mineurs de ce gaz prisé, peu cher, avec des effets euphorisants pendant quelques secondes. 

 

Chez les Républicains, saluons la loi sous l’égide du député Aurélien Pradier sur les violences faites aux femmes avec une proposition de loi qui a été votée et adoptée par la majorité et inspirée par les LR comme le rappelait le grand connaisseur du parlement, le député Didier Quentin.

 

Le Modem quant à lui, peut se féliciter de la loi contre le harcèlement scolaire qui permet de punir ce genre de méfait très courant dans les milieux scolaires, comme le rappelaient ensemble, les députés Philippe Bolo, l’incomparable et sincère Jean Lassalle et Michel Fanget, notre apprécié cardiologue-député.

En marche a pu compter sur le savoir-faire du député et professeur de médecine Jean-Louis Touraine qui a porté le débat sur la bioétique.

N’oublions pas évidemment l’excellente et utile loi de la députée Laetitia Avia sur la protection contre les abus numériques et visant à lutter contre la haine sur Internet…

 

Dès lors, modestement mais assurément, je voudrais suggérer trois-quatre pistes de travail pour la future législature :

 

Les QAG :  une rhétorique à protéger

 

Les députés posent aux différents ministres des questions d’actualité. Cela se nomme les QAG, autrement dit les « questions au gouvernement ». Elles sont utiles au débat. Elles enrichissent, en permanence, la réflexion collective politique. Elles sont redoutées par les membres du gouvernement car elles occasionnent des discussions parfois houleuses et violentes et installent la confrontation des points de vue. Elles sont retransmises à la télévision. 

Actuellement, elles sont regroupées le mardi, pendant 2 heures, de 15 h à 17 h. C’est une erreur.

 

Elles doivent être reprogrammées les mardis et mercredis, à raison d’une heure et demi, à chaque fois.

Les QAG uniquement le mardi sont lourdes dans le fonctionnement. Cette formule ramassée a été mal vécue par la plupart des parlementaires.

Le minutage de la QAG : oh la la ! Ne pourrait-il être aussi légèrement rallongé ? Les débits des élus pour exposer avec pédagogie sont compliqués pour tous. Les téléspectateurs en souffrent beaucoup. Que de retours des citoyens pour demander des explications. Quelle époque en 78 tours. Faire parler les députés, rapidement, en 78 tours est détesté par les députés eux-mêmes et les citoyens qui n’arrivent pas à comprendre. La démocratie est faite pour eux. Après, il ne faut pas s’étonner que les gens se désintéressent de la politique et de sa vie parlementaire.

C’est si simple à mettre en place en concertation avec le Président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand.

 

Le Président Emmanuel Macron, en quête de changement, pour son deuxième mandat présidentiel, pourrait donner un signe important de revalorisation du débat parlementaire avec le retour de deux séances de QAG au lieu d’une.

Quel symbole de bonne volonté pour tous !

 

Ajoutons que les commissions d’enquête ont eu un rôle croissant et bienfaisant dans notre société. Elles ont étonné par leur rapidité et leur rigueur. Elles ont témoigné du jeu politique mais aussi de la ferveur de beaucoup à être à la hauteur de leur mandat. Les interpellations, à ce sujet, en province des élus sont légion et elles boostent tous les députés comme les sénateurs.

 

Réforme constitutionnelle : un appel au bon sens

 

Autre attente espérée par tous : le nombre des députés. Il n’est pas à diminuer. Il y a si peu de relais, de lien social et politique entre les habitants des régions et les gouvernances. Le nombre des députés est à maintenir, il est fixé par l’art 24 de la Constitution. Regardez, l’innovation la création des députés de l’étranger. Elle est pertinente. Personne ne pense à la remettre en cause et pourtant elle avait été sujette à débats. Elle a, aujourd’hui, toute son utilité avec nos expatriés. Et, si on se hasarde au comparatif à l’international, on ne peut qu’être fier de la plupart de nos parlementaires.

 

La proportionnelle, les débats autour de nos institutions : que de questions en suspens et qui doivent trouver une autre méthode que la énième réunion de 50 personnes pour le sujet ou une commission transpartisane trop lourde. Donner de l’oxygène à la vie publique demande de changer la méthode et de l’imagination. Prenons le temps de réfléchir à la forme de la réunion autant qu’au fond :

Jaillis des solutions de réunion réussie immédiatement !

 

Nous avons, plus que jamais, besoin de tous nos émissaires politiques. Certes, nous pouvons chercher à repenser ce travail parlementaire et innover. Mais pas le diminuer. Nos parlementaires incarnent le symbole de la démocratie, le symbole de la République.

 

A force de vouloir regrouper, à force de verticalité, de limiter le travail des communes en communautés de communes, le travail des départements, on finit par ne plus savoir qui fait quoi.

Comment naviguer dans les procédures quand les interlocuteurs, surchargés dans les territoires, ne peuvent plus répondre aux populations ?

Bien sûr, la répartition de la population a changé. Bien sûr, la nature des problèmes en milieu rural à traiter, a changé aussi. Bien sûr, au niveau international, les modifications ont eu lieu. Il s’agit donc d’avancer différemment aujourd’hui sans heurter et sans l’éternelle ritournelle, je veux dire la surcharge administrative souvent illisible. Les secrétaires de mairie, de préfectures n’en peuvent plus…

 

Bientôt, on va s’attaquer au corps diplomatique ?

Bientôt, on va s’attaquer au corps préfectoral ?

N’est-ce pas déjà le cas ? Les tweets, les mails ne remplaceront jamais les femmes et les hommes des ambassades et des préfectures !

Les territoires souffrent et se sentent impuissants devant des réformes glaciales de technocratie.

Il ne faut pas avoir une vision urbaine des territoires.

 

Les territoires : Je t’aime moi non plus ….

 

Les territoires sont souvent trop oubliés et souffrent de déclassement, avec des carences de services publics préjudiciable.

Les déserts administratifs, ça existe !

Les déserts médicaux, ça existe !

Les territoires enclavés, ça existe ! Paris-Guéret, ce n’est pas le délai de Paris-New-York mais presque.

 

Or, les territoires sont aussi notre richesse. Il y a des potentiels inexploités et ils ont besoin d’oxygène.

Ils ont besoin de considération et non de présupposés.

Le progrès est à conjuguer avec l’humain et l’appréciation subtile du sens de la vie. Pas seulement et uniquement, le critère de l’efficacité et du pécuniaire.

Le progrès est nécessaire s’il rime avec le bon sens.

Il ne s’agit pas ici de faire le laudator temporis acti, évidemment.

Il s’agit de réel et de vécu.

 

Les territoires ont besoin de lien. Tout comme, interdire le cumul maire-député, a eu pour conséquence de couper les moyens d’intervention du député pour sa commune. Cela a fabriqué des députés hors sol. C’était juste une bonne idée sur le papier mais délétère dans le réel. Comment remédier ? Faut-il un nouveau statut ? En tous les cas, on ne peut pas dire que cette réforme a fait l’unanimité dans le pays ni obtenu des louanges.

 

Enfin, supprimer la réserve parlementaire qui permettait d’aider les associations et projets d’un terroir, quelle fausse bonne idée. Certains ont engendré un cafouillage, c’est entendu. Demandez l’avis aux assistants parlementaire toujours sur le terrain, passionnés, dévoués et corvéables à souhait,

Nombreuses sont les associations qui ont disparu faute de cette manne. Le tissu associatif est synonyme d’ardeur et d’élans d’une commune. Il suffirait d’encadrer mieux ladite réserve.

 

Avril-mai 2022, c’est le temps de préparer les législatives du mois de juin. Beaucoup resteront dubitatifs mais d’autres espèrent au regard des étonnants et vifs dialogues de la campagne présidentielle 2022.

Il s’agit d’entendre cette France qui vient de voter.

C’est une France qui éprouve plus de colère que de la haine pure et dure. La différence, c’est que derrière la haine, il y a la mort de quelque chose. Derrière colère réelle et forte, il y a encore une toute petite-petite flamme d’espérance. Parce que la France que je connais est colérique mais elle est aussi généreuse, humaine, résistante et infiniment intelligente.

Il est crucial de le comprendre.

 

Il ne faut jamais désespérer de son pays.

Allez voter ! L’abstention demeure une gifle pour notre pays et sa démocratie, n’en déplaise.

Passionnez-vous pour le vivre ensemble. Participez aux réunions électorales. Discutez entre vous. Evacuez la critique systématique, les éternelles jalousies bécassines, les sourires pour angélisme des rabats joies, donnez vos idées sans complexe. Sortez de vos univers personnels et enfin un autre élan pourra mieux se dessiner à différents niveaux et peut-être dans vos quotidiens.

 

La grandeur de notre temps, voilà de quoi il est question en ce moment.

 

Victor Hugo défendait la République sans avoir peur d’être moqué pour angélisme et pour esprit pétri d’idéal.

" La République est une idée, la République est un principe, la République est un droit. La République est l’incarnation même du progrès. "

Combien il avait raison. Il précisait encore :

Il faut relever l'esprit de l'homme, le tourner vers la conscience, vers le beau, le juste et le vrai, le désintéressé et le grand. C'est là et seulement là, que vous trouverez la paix de l'homme avec lui-même et par conséquent avec la société.

 

Notre pays souffre de déprime.

Je l’entends.

Je le sais.

Je le vois.

La compassion est nécessaire mais elle n’est que trop souvent, l’expression d’un sentiment d’impuissance ou de banalisation des situations.

Je souhaite par-dessus tout, que les politiques, nos parlementaires, trouvent les ressorts de l’énergie pour vaincre les fatalités contemporaines, pour le peuple de France, qui a tant symbolisé, la résistance en 39/45,

Vive le parlement !

 
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Aux urnes, citoyens!

 

Mars 2015

 

 

POLITIQUE - A trois semaines des élections départementales, quel silence, toujours aussi assourdissant, sur les rendez-vous civiques de la France!

Est-ce normal? Est-ce démocratique? Est-ce républicain?

A cette heure des choix, il ne s'agit pas d'ignorer ou de polémiquer, il s'agit de placer les Français devant leurs responsabilités citoyennes, face à un nécessaire réveil démocratique. En effet, pour ce qui est des Conseils généraux, devenus Conseils départementaux, des réformes complexes ont déjà eu lieu. D'autres sont encore en discussion. Elles restent souvent ignorées. Combien de Français le savent-ils? A ce jour, 1 sur 3 d'entre eux (1 sur 2 chez les jeunes) ignorent jusqu'à l'existence du scrutin. Place d'urgence à l'information dans une société trop désorientée. Place à la motivation.

Aujourd'hui, où en sont les minima des informations ou des campagnes de communication autorisées par la loi? Pourquoi si peu de communication politique? La communication politique n'est pas une science abstraite. Elle est en prise directe avec la réalité, elle est pétrie d'humanisme. Elle a vocation à anticiper, à alerter, à faire comprendre et à être pédagogue.

C'est pourquoi il est impératif d'alerter sur la carence informationnelle et communicationnelle des élections cantonales ou régionales. Qui en parle? A quoi servent-elles? Quel changement par rapport aux récentes réformes? Quels en sont les enjeux? Qui fera quoi? Quel impact sur la vie de nos concitoyens? Plus que jamais, nous devons nous interroger sans cesse: est-ce la bonne voie pour aider au redressement de la France?

Ce rendez-vous électoral des cantonales, devenu des départementales, est parmi les plus abstentionnistes des rendez-vous électoraux. Alors que des décisions sont prises par ces élus, concernant bien souvent des aspects essentiels de notre vie quotidienne.

Combattons l'abstention. Combattons l'indifférence ou les propos "café du commerce": "à quoi bon aller voter en pleine crise économique?" N'oublions pas les luttes passées pour que nous puissions bénéficier, aujourd'hui, de ce droit de vote! Combattre l'abstention est l'affaire de tous. Voter est notre devoir républicain.

Montrons et prouvons que dans notre pays, symbole de résistance et de générosité, nous savons nous distinguer et faire la part des choses. Nous sommes déterminés, à jamais, à combattre la fatalité. J'appelle à une vaste campagne de sensibilisation à la chose publique, de comportement civique, pour que survive la démocratie, pour inscrire la France dans l'avenir d'une meilleure cohésion sociale. Si on laisse la place à cette désaffection du peuple de France pour sa démocratie, alors il ne faudra pas s'étonner que n'importe quelle solution extrémiste puisse s'installer dans le pays. La finalité de ce présent manifeste est d'insuffler un dynamisme, de secouer les inerties et de démontrer que notre pays est vigoureux, en alerte, présent, offensif, malgré toutes les difficultés. Que notre pays soit et reste fier de se nommer la France.

Chers concitoyens, élisez tous les candidats démocrates que vous voulez. Choisissez mais votez!

Ghyslaine Pierrat
Spin doctor,
Docteur en communication politique et économique.
Auteur du livre :

"La communication n'est pas 1 jeu ", ed. de L'Harmattan

@gpierrat

 
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Publicis Omnicom, ou la nécessité d’une nouvelle relance

économique française

 

GHYSLAINE PIERRAT / SPIN DOCTOR

 

 Mai 2014

 

 

 

 

Certaines nouvelles économiques transcendent les frontières naturelles. Très vite, celle-ci a occupé les médias. Un mariage était annulé, alors que les bans étaient publiés... Aussitôt dévoilé, la place de Paris a jacassé.

 

Les pubards ont échafaudé des points de vue, lors des déjeuners d'affaires ou les "after" américains. Les Britanniques ont lu plastiquement la réaction de Martin Sorrell qui a, élégamment, orienté le débat sur sa personne et WPP et ironisé.

 

La petitesse d’esprit faisait dire, en 1904, à Jean Jaurès : « Petitesse des vanités, bassesse des haines ». Franchement, le propos était malvenu.

 

L'opinion publique s'est interrogée alors : « Mais de quoi parle-t-on ? » 

Tous parlaient des fiançailles publicitaires les plus inouïes de l'année : La fusion Publicis - Omnicom était, conjointement, gelée.

 

Pourquoi n'a-t-elle pas marché ?

 

Bien sûr, c’était compliqué : marier deux groupes de publicité « leaders », apprivoiser deux cultures, comprendre deux mentalités, additionner et capitaliser les différences, travailler ensemble, créer des passerelles, mutualiser des frais, définir les postes clés, être égaux dans la gouvernance et...garder son identité, garder son âme.

 

Beaucoup de questions... Beaucoup de solutions ...à trouver. Déjà, ce n'était pas simple.

 

A cela s’ajoute, d’une part, les lenteurs administratives qui ont engendré des atermoiements, d’autre part, un capital humain mis à l'épreuve. Effectivement, dans ce genre de projet, le facteur humain était ultra - vital, absolu et entier. J'ai la faiblesse de croire, encore, que lorsqu'on donne sa parole : c'est une question d'honneur. On ne revient pas dessus à la première bourrasque de difficultés. 

Or, ai-je bien lu le « Financial Times », « Les Echos » ou autres ? Le patron d'Omnicom, . Les vents d'opportunités et de facilités tournoyaient au-dessus du deal. Il faut dire qu'à l'époque du consumérisme, de la pensée Kleenex, beaucoup changent d'avis selon les influences.

 

Il va de soi que, dans ce cas de figure, que la fidélité à une idée, à un cap, était essentielle à cette fusion. Elle devait dépasser le conjoncturel et les luttes d’influence des entourages. Ce ne fut pas le cas.

 

In fine, la finance a, aussi, semble-t-il, eu raison de la publicité. Les enjeux financiers, les enjeux de pouvoir étaient devenus une question problématique…

 

A terme, la question se posait : se battre pour une idée, était-il trop romantique et typiquement français, fallait-il continuer ? La réponse est là. 

Et pourtant, nous sommes dans l'économie mondialisée, face à laquelle la France est d'une naïveté formidable.

 

Et pourtant, existent déjà, des changements assez conséquents du panorama publicitaire mondial. Le Big data s’installe. Google, Apple, Amazon, Facebook et d'autres...investissent la publicité, multiplient les offres directes via les citoyens du monde. Bref, rivalisent allègrement la pub.

 

Et pourtant, la publicité est un formidable indicateur économique. Elle éclaire en amont sur la santé globale d’un pays. Le métier de la communication et de la pub reste avant tout d'anticiper. Plus que jamais la publicité doit se réinventer, être à l'avant-garde.

 

Chers observateurs, chers acteurs économiques et politiques, ne faudrait-il pas encourager ce genre de défi, accélérer notre évolution ? Mieux penser demain. Chercher ailleurs et autrement les solutions « créatrices d’emplois ».

 

 

 

Dans ce billet, je veux saluer la flamboyance d’un Maurice Lévy qui allie la vision et l’audace. A l'heure du déclin industriel, j'aime que l'on gamberge au-dessus des plaines de Paris et que l’on n’oublie pas un nécessaire patriotisme économique.Je défends son panache et son courage d’aller plus loin et d’oser.

 

Avoir, en France, des patrons de cette dimension est un atout pour le pays. J’apprécie également, un Bolloré qui se démène pour ses innovations, comprend le monde contemporain et va de l'avant. J'aime un Dassault qui construit parmi les plus beaux avions au monde, s’affaire aujourd’hui avec les drones (le parcours de Marcel Dassault : une légende). J'aime des PSA-Peugeot-Citroën dont les histoires ont été si singulières et qui essayent de s'en sortir, Telecom avec orange - money, innovation pour les clients débancarisés et tant d’autres réussites...

 

Ils représentent le patrimoine industriel de notre pays. Ils sont notre fierté économique. Ils sont les moteurs économiques pour créer des emplois. 

Tout cela, c'est aussi une façon de lutter contre notre diaspora économique et sociale.

 

Alors, que notre industrie vacille. Nos marchés peinent à rebondir. L'emploi fait défaut. Il faut des idées nouvelles, des moments majeurs où on doit pouvoir tracer un chemin, ensemble... Au passage, je crois aussi, selon l’adage, qu’on ne peut pas être sur les chemins, sans être soi-même le chemin. 

Dès lors, après que cette fusion Publicis-Omnicom ait été tristement mise en annexe : on se réjouit sous cape ? Ou, on déclare que notre France a besoin de ces mousquetaires industriels- économiques ? On encourage les Monte-Christo de l'entreprise ou pas ?

 

Non seulement, je choisis la deuxième hypothèse et en plus, es qualité, même modestement, j'invite chacun à comprendre qu'en « guerre économique », la seule "résistance " ne suffira pas. Qu'il faut aller de l'avant, revoir les alliances possibles, prendre de la hauteur, dessiner un sens commun, ouvrir tous les champs du possible. D’autant plus que la concurrence est là, multiculturelle, puissante et très déterminée.

 

Aujourd’hui, on a l’impression que beaucoup attendent les jours meilleurs ou de nouvelles configurations politiques. L’économie n’a pas le temps d’attendre. 

A travers cette histoire, on a besoin de bousculer les états d’esprits, de faire re-germer une prise de conscience plus forte d’être plus solidaires. On a besoin d'incubateurs.(Pourquoi ne pas ébaucher l’idée d’un projet de TGV européen ?) Quelques-uns ont des idées de relance de la croissance. D’autres peuvent développer des marchés nouveaux. Ecoutons-les, contactons-les…

 

Créer une semaine de l’excellence française

 

De mon côté, je propose une impulsion symbolique et suggère de créer « La semaine de l’excellence française, au passé, au présent et au futur ». Une semaine où on explique nos réalisations, où on refait une nécessaire pédagogie sur des légendes, (du navire Le France aux TGV, du Concorde à Airbus, des biotechnologies, des nouvelles technologies de l’information, jusqu’à Technip dans le forage, etc…). Les belles réussites existent. Cette semaine pourrait enclencher de nouveaux projets. Elle permettrait de tisser des alliances entre l’économie, le politique et la finance. Une semaine où l’on pourrait bâtir une « politique exceptionnelle d’accompagnement » de projets et d’aides à la réalisation.

 

Il est vital que le politique entre mieux dans la « danse de l’économie », appréhende différemment l’industrie et les services.

 

Le politique peut insuffler une dynamique, travailler avec une simplification administrative, créer de la richesse et arrête de taxer et taxer encore. Le politique : c’est décider. Mais décider de façon pragmatique, au cas par cas, en intelligence économique. Réfléchir à quand, comment, avec qui ?

 

Chacun comprend que l’on a besoin terriblement de concret, aujourd’hui et maintenant…

 
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Patrick Buisson, traître et / ou bouc émissaire ?

 

Mars 2014

 

GHYSLAINE PIERRAT SPIN DOCTOR

 

 Patrick Buisson, traître / bouc émissaire ?

 

En quelques heures, l’affaire Buisson a défrayé la chronique, a monopolisé les écrans. Au regard des seuls faits connus, des commentaires et des conséquences possibles, il m'apparaît nécessaire et utile de ré-affirmer quelques fondamentaux sur les métiers des femmes et des hommes dits de l’ombre.

Naturellement, l’agissement d’enregistrer des conversations, à l’insu des protagonistes, est délétère, inadmissible et dangereuse. Elle m'est étrangère, je la réprouve. Ce ne sont pas les méthodes de "spin Doctor". De plus, garder des supports numériques, (si utilité mémorielle il y avait, pendant la mandature de Nicolas Sarkozy et les conserver), me semble présenter un danger potentiel évident et violer un principe moral infranchissable. L’ayant fait, il fallait les détruire dans l’immédiat. Si l’hypothèse du Verbatim est le prétexte, il fallait relever ce qui était important pour l’Histoire, pour l’écriture, si besoin, mais il était indispensable de désagréger ces relevés numériques sonores / clés USB, rapidement.

Nous, les « spin doctors à la française » essayons de travailler avec professionnalisme et éthique. Aujourd'hui, il serait sage de se garder de globaliser l’approche à tous les conseillers de l’ombre et de banaliser la fonction ou la réduire aux faits suscités par le cas Buisson. Il est d’une absolue nécessité de travailler avec des valeurs. Parce que le « spin doctoring » est un métier, un vrai métier. Il va prendre de plus en plus d’importance. Toute personnalité publique est dans l’obligation de se doter d’un « bodygard communicationnel ». Le choix de celle-ci ou de celui-ci est grave, sérieux, capital et conséquent. La communication a changé de dimension, plus rapide, plus dense, plus puissante, elle est devenue planétaire, numérique, digitale. Les dirigeants sont dans l’ardente obligation de « gérer » cette dimension de la communication, de leur image. La non-gestion présente trop de dangers potentiels… C est pourquoi, désormais et dorénavant, le «spin doctoring » exige et exigera, en constance, de respecter quelques points majeurs.

En premier lieu, l’éthique

Nous devons être dans le respect de l’honneur. Et, nous nous devons être pétris de déontologie et d’éthique, de respect pour l’Histoire. L’Histoire de la France, notre pays nous oblige. Et les «spin doctors à la française » ont, de surcroît, une double obligation, un devoir supplémentaire dans leurs activités.

La guerre de 39/45, la propagande nazie a été d’une telle ignominie, qu’elle doit rester dans toutes les mémoires. Elle doit fixer des limites inviolables, être présente dans nos raisonnements. Cette époque doit être une boussole contemporaine pour nous, les conseillers de l’ombre. 

L’influence et le positionnement particulier du conseiller de l’ombre

On entend des commentaires sur l’influence de Patrick Buisson. Elle était, somme toute, naturelle. En situation, nous avons tous une influence de fait, et c’est pour cela que nous disons souvent qu’il faut être habité à la fois, d’une vraie humilité d’être, et d’une densité humaine, pour exercer ce métier. Etre mature. En situation encore, nous devons être immunisés du pouvoir et de ses artifices. L’influence nous est consentie, au regard de la pertinence de nos recommandations. Ce pouvoir relatif ne doit pas griser. Il est juste un corollaire de la confiance de nos clients.

En contre-partie de cette autorité déléguée, de cette influence, nous devons faire preuve d’une vraie liberté de ton et d’attitude. Et pour cela et à cause de cela, il y a parfois des "petits ergotages" entre le « spin doctor » et son client qui peut prendre ombrage de vérités que nous assénons sans ambages. C’est humain, c’est passager, c’est normal quand on est dans le "job". C’est la fonction qui veut cela. Le talent se mesure toujours au courage de dire la vérité à un dirigeant. A lui de l’accepter ou pas. A nous d’identifier tous les points faibles et d’avoir le cran d’être authentiques et téméraires. Ce n'est pas pour autant qu'on dénigre notre client... Buisson avait cette liberté de ton. Il n'était pas un "béni-oui-oui" qui flatte pour garder son job.

Bien sûr, c’est souvent un métier de chien, mais qui est passionnant, parce qu’ensemble, nous défendons des causes, connaissons des individus d’exception, participons à la vie démocratique et, parfois, aidons à écrire l’Histoire. 
Rappelons encore quelques traits caractéristiques supplémentaires et essentiels de ce métier si singulier :

L’idéologie

Nous ne sommes pas des idéologues, encore moins des militants. Nous sommes juste des professionnels. Les « spin Doctors » doivent revendiquer, comme des avocats, leur totale et entière autonomie de confiance.

 

Parce-que nous sommes dans le rythme de la vie démocratique, nous nous devons d’avoir un regard distancié, du recul, du sang froid, un pointage des erreurs (y compris des notres). C’est en partie, grâce à cette autonomie politique et à cet axe stratégique que nous sommes en mesure de remplir notre mission. Patrick Buisson a-t-il, peut-être, alors, aussi glissé sur une pente idéologique ?

Le secret

C est un travail qui suppose le secret le plus absolu. A l'évidence, nous sommes, de fait, témoins de beaucoup de situations. Nous ne pouvons dévoiler ce qu'ont été les coulisses d’une élection ou la défense d’un grand patron. C’est une fidélité à nous-mêmes. Ce secret est la marque de fabrique des « spin doctors ». C'est une des composantes essentielles du métier. Dévoiler le contenu des échanges, donner des informations stratégiques de nos clients, est, à notre sens, une trahison intellectuelle. Les fichiers numériques de Patrick Buisson ont été volés, subtilisés. Par qui ? La question reste entière. En tous les cas, la diffusion de ces fichiers numériques ne semble pas être de son propre chef. Gardons nous des jugements hâtifs.

En revanche, son devoir à lui, aurait été d’assurer le maximum de sécurité. La vérité c'est que Buisson a été très imprudent et inconséquent. Quelle idée d’enregistrer les gens ? Nous sommes parfois concernés par les sujets de sécurité nationale. Il faut être hautement conscient de cette dimension. La respecter.

L’impératif civique

Enfin, cette affaire Buisson me choque, car elle peut être le nouveau prélude à un regain de crise morale. Et, ce, juste avant les municipales. Elle peut détourner les Français du chemin des urnes. Qui le souhaite ? L’abstention est un fléau, une insulte à la démocratie, une gifle à la France.

Pour toutes ces raisons, je suis fière de défendre ce métier de communicants, de femmes et d’hommes de l’ombre. Pour toutes ces raisons, je craindrais, sur cette affaire donnée, que l’équilibre démocratique ne soit englouti par un feuilleton de délations et de surenchères…

 
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Lci : Relève - toi !

 

Tribune parue dans l’Express - décembre 2014

 

 

Après 6 mois d'hésitations pour passer sur la TNT, LCI/TF1 portent l'affaire devant le Conseil d Etat.
Aujourd'hui, LCI est en sursis.
Le conseil d'Etat va donner sous peu sa décision. 
Il est encore temps de la sauver, au nom du pluralisme. Le pluralisme : c'est aussi l'affaire de tous !

 

La question d’LCI est symbolique. Elle interpelle tous les amoureux de l’info.

LCI est une jeune fille de 20 ans. C’est déjà tout un parcours.

20 ans : 
C'est trop jeune pour mourir !

LCI, c’est la chaîne qui réfléchit, qui recherche la différence et l’excellence. Elle a un fonctionnement particulier...

Mais, comprenons-nous bien:

Il ne s’agit pas, ici, d’être "pour" LCI et d’être "contre" BFM TV ou Itélé ! Bien sûr que non... Je salue régulièrement le brio des journalistes de ces chaînes qui font aussi du bon travail.

Si elles étaient menacées par quoi que ce soit, je défendrais, BFM TV , Itélé, France 24 (elle vient de passer sur la TNT) ou France infos, de la même façon. J’aime leurs analyses. J’aime leur fougue même si, parfois, il y a du «hard news », comme l'on dit. Certes, mais ces journalistes font aussi un travail d'information formidable.

Comprenons-nous bien, encore :
Il ne s’agit pas de défendre une forme de corporatisme mais des valeurs.

L’information est une valeur démocratique, un pilier de la démocratie, elle est essentielle.
Es qualité, Spin Doctor, je suis dans le domaine des idées avant tout, c'est-à-dire dans la production d’idées opérationnelles, dans la réflexion sociétale, dans la recommandation. Je me dois d’être en prise avec l’actualité. Je dois également bien la capter, la comprendre. Pour cela, j'ai besoin de pluralisme.

Au delà de leurs propres éléments d'analyse, les Spin Doctors ont tous besoin des différents regards de journalistes, de saine concurrence, de décryptage, pour approcher, au plus près, le réel des situations.
Alain Weill est un conquérant, un homme de projets, qui va de l’avant et qui sait prendre des risques. Je l’ai rencontré. Je sais qu’au fond de lui, il ne peut que comprendre cette analyse sur le pluralisme, non ?
Les analyses comptables d’apothicaire sur la publicité sont une composante mais un un leurre pour l’horizon du journalisme. Aussi, sortons de l'univers des chiffres. Repensons l’avenir. Ensemble. Réfléchissons au sens de ce que nous devons préserver.
Et, réfléchissons sur cet enjeu du pluralisme de l'info. Il ne peut être, non plus, pensé uniquement en termes de quantité de chaînes. Il doit l'être aussi et avant tout en termes de "qualité" de cette info. Or, cette "qualité" induit des moyens financiers. Il faut une pluralité de chaînes, oui, mais pas avec une info au rabais, autrement dit un "pluralisme de la médiocrité" plutôt que de l'information de qualité. Toutes doivent avoir les moyens de travailler.

Nous sommes la France, terre de liberté, terre de maturité informationnelle. Nous sommes aussi un pays chargé d’Histoire, à l’origine de tellement d’avancées. C’est nous, tous ensemble, nous, le Peuple de France, qui avons fait ce que nous sommes...

Et, LCI : c'est aussi notre affaire.

Les médias cheminent et vibrent avec nous. Ils jouent un rôle de caisse de résonance via l'opinion publique.
Emile Zola a fait trembler les pavés de Paris, avec son « J’accuse », dans l’Aurore.
Pierre Viansson-Ponté a fait ressortir un climat du printemps de mai 68, avec « la France s’ennuie », dans Le Monde.
Du côté, des politiques François Mitterrand, lui, l'homme de l'écrit, a surpris par ses tribunes ou ses entretiens télévisés.
Charles De Gaulle, a fasciné avec ses célèbres conférences de presse où il parlait à tous,avec ses mots teintés d'humour… Chacun à sa manière a travaillé avec les médias.
Cela ne s’oublie pas…

Pardon pour le propos suivant, un peu simpliste mais qui reste un moteur intact :
La France, ma France, ne doit pas oublier de faire résonner ses échos démocratiques. Elle a toujours été citée, en exemple.
La vitalité des médias s'inscrit dans cette optique. 
Aujourd'hui, notre société est tellement marquée par le consumérisme, la dilution de l’information, la vitesse inouïe qui pulvérise tout et les changements profonds de civilisation.

Chacun sait qu'il faudrait désormais, un "électrochoc de confiance". Il faut un élan partagé, dont les médias doivent être partie prenante.

Je suggère, ici et maintenant, un sommet consacré sur l'économie des médias, sur la pluralité, une réunion sur les chaînes d’information, une réunion globale, sans exclusive, avec des politiques, des médiateurs, pour sortir, par le haut, de cette impasse dans le champ de l’économie audiovisuelle...

Les dossiers sont faits de chair et de sang. Ce sont les femmes et les hommes qui décident, n'est ce pas ?Ces femmes et ces hommes doivent se regarder, dialoguer, penser ensemble et surtout trouver la solution optimale. 
Le politique doit jouer son rôle d’écoute et de décision. Le politique ne pourrait-il mieux épouser l’économie, pour agir ?

LCI aurait dû entrer dans le débat et devenir un sujet de société. Que font les autres médias pour LCI ? 
Parlons en avant qu il ne soit trop tard. C'est au public de trancher et d'avoir droit au chapitre. C'est à TF1 de protéger son enfant.

20 ans, c'est jeune !

Qui oserait laisser tomber son enfant, en pleine croissance et pleine adolescence ?

Qui oserait faire cela dans un paysage médiatique qui ne demande que de la diversité ?

Qui oserait ?

Ghyslaine Pierrat
Spin doctor,
Docteur en communication politique et économique.
Auteur du livre :

"La communication n'est pas 1 jeu ", ed. de L'Harmattan

@gpierrat

 

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